Extraits de textes à paraître

Les textes de cette rubrique sont en attente ou en cours d'édition.
Certains ont déjà été présentés par Elyane lors de ses lectures publiques.

Sur la rive droite du Rhône, au nord de la commune de Viviers, près de l'immense carrière qui grignote les collines ardéchoises pour fabriquer le ciment, une cité presque abandonnée témoigne de grandeurs passées. C'est ici que la famille  de Lafarge a bâti l'industrie qui lui a ouvert le monde.
La Cité Blanche, longtemps resté blanche des poussières de la cimenterie toute proche, doit en fait son nom à celui de Blanche de Causans, épouse de Raphael de Lafarge, disparue prématurément. Construite en sa mémoire en 1880, puis agrandie vers 1913, cette cité ouvrière qui a abrité jusqu'à cinq cent personnes est le témoignage d'une époque révolue : celle du paternalisme industriel, mais aussi celle de la solidarité ouvrière. A l'aube de passer à l'oubli, la Cité connaît aujourd'hui un renouveau fragile grâce à l'action de bénévoles, coordonnée par le CICP. (En 2008, la Cité a servi de décor au film "Adieu Gary".
)

La Cité Blanche a inspiré à Elyane le premier texte de cette rubrique.

La Cité Blanche

Cliquez pour agrandir l'imageSouvenir lointain, en mémoire de platanes blanchis.
A l'heure où les fumées estompaient les contours, le village usinier vivait comme un vrai village plein de gens et de bruits, magasins et jardins, hôpital, église, école. La vie.
Les maisons qui frôlaient le Rhône maintenaient sagement la sainte hiérarchie et tout était en ordre. L'ordre.
Le ciment régnait sur la Cité, Blanche, la bien-nommée, clin d'œil de l'Histoire, sous les plaies ouvertes des falaises,
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Les Oiseaux de passage

Cliquez pour agrandir l'imagePointillés dans le ciel, invisibles sourires
Ils viennent de très loin,
Au travers des nuages, sous les yeux du soleil
Et leurs chemins ailés dessinent un empire
Dans les sentiers du ciel qu'ils sont seuls à connaître.
Libres, libres, là haut
Ils traversent les mers, caressent les nuages.
Créatures minuscules
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Etoiles

Cliquez pour agrandir l'imageScintillements venus de grands abysses noirs
Glissés sur le néant de nos vies incertaines,
Leurs lointaines lueurs embellissent nos soirs.

Douces dorures célestes, milliards d'incertitude
Hors du temps, sans limite, l'infini les appelle
De sa voix de silence, déjà elles ne sont plus.
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Marées Noires

Cliquez pour agrandir l'imageLa mer

L'horizon infini sur la mer s'éternisait,
La beauté du matin reflétait dans les vagues sa lumière de début du monde.
Quand le pétrole est arrivé, l'écume blanche des embruns vivait son insouciante vie de dentelles liquides, l'horizon vivifiant depuis la nuit des temps ne savait que chanter la gloire des crépuscules. Leur amour millénaire ne se doutait de rien.
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Pucer

Cliquez pour agrandir l'imageVerbe nouveau né,
Apparemment dans le premier groupe,
Qui va aider à retrouver, grâce à une puce,
Un objet, un animal, une personne égarée.
Je puce, tu puces, nous puçons…
Il faut pucer à tour de bras.
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Les oiseaux de Fukushima

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Le printemps arrive dans nos garrigues sèches, une petite averse éveillera les graines,
Les cistes reverdissent, le buis embaume, le parfum des herbes mouillées sent bon la vie,
Le chant inlassable des mésanges bleues annonce la tiédeur des matins, il fait bon sur la Terre.
Là-bas, à Fukushima, les oiseaux innocents volent au ciel inquiet.
Innocents oiseaux
Qui ne savent rien des réactions en chaîne, des sites nucléaires, des ambitions humaines.
Innocents oiseaux qui volent en ciels d'estampes dans l'air contaminé,
Ils voulaient faire leur nid, perpétuer la vie, simplement.
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